Appliances ou Hadoop, vers quelle solution se tourner ?

Les appliances sont des solutions informatiques qui associent des applicatifs (ERP ou CRM construits sur des bases de données volumineuses) à des serveurs physiques très puissants en termes de capacités de traitement et de stockage. Seuls les acteurs majeurs du marché disposent d’une offre de type appliances. Ceux-ci se sont historiquement constitués à partir de leur produit phare (SAP à partir de son ERP, Oracle à partir de sa base de données, IBM à partir de son matériel, Teradata à partir des unités de stockage) pour proposer aujourd’hui ces appliances : des produits clés en main intégrant matériels et logiciels et couvrant chacun fonctionnellement les grands domaines d’activité de l’entreprise. Les technologies Hadoop ne sont donc plus seules à avoir la capacité de stocker et de traiter les Big Data. Les appliances ont évolué et constituent une alternative crédible aux solutions open source.

Les appliances, des solutions clé en main matures réservées jusque-là aux acteurs majeurs

Les besoins en hautes performances se sont d’abord fait sentir dans les grandes entreprises qui ont pour la plupart adopté ces appliances.
Pourtant ces solutions n’ont pas autant fait parler d’elles que le Big Data.

Plusieurs raisons peuvent expliquer cela :

  • L’évolution des volumes de données en entreprise était largement suivie par celle des performances informatiques en termes de puissance de traitement et de capacité de stockage, sans pour autant faire exploser les coûts (loi de Moore).
  • L’accroissement des données externes à l’entreprise lié au développement du web et en particulier des réseaux sociaux n’était pas encore suffisamment amorcé pour créer le besoin de traitement.
  • Les seules entreprises confrontées à d’énormes volumes de données étaient les très grandes entreprises, généralement des multinationales. Peu nombreuses, elles ont été captées par les gros acteurs tels qu’IBM, Oracle ou SAP, qui ont développé spécifiquement pour ce marché des solutions de type Appliances (solutions très performantes mais très chères et réservées à ce marché de niche).

Il n’y avait donc aucune raison de rendre accessibles ces solutions avant le déferlement de données issues du web, des réseaux sociaux et des objets connectés.

Avec l’émergence du Web 2.0, les appliances challengées par les Big Data

Cette explosion de la data a bouleversé la façon de traiter ces énormes volumes de données et a ainsi vu naître des solutions open source, fonctionnant sur du matériel informatique basique et bon marché.

Des entreprises ont ainsi pu se développer ou digitaliser leurs activités en s’appuyant d’emblée sur ces nouvelles technologies, menaçant sur certains segments les acteurs d’origine du marché (IBM, Oracle et SAP). Google et Amazon ont par exemple pris beaucoup d’essor en quelques années, leur permettant de rivaliser avec ces acteurs, au point que ceux-ci ont été obligés de repenser leur stratégie digitale : conserver ou abandonner les appliances au profit des technologies Big Data ?

L’exemple du secteur bancaire :

Les banques en ligne, Ing Direct par exemple, ont pu prospérer grâce aux technologies digitales de manière générale mais surtout aux Big Data. Elles réussissent à capter une clientèle qui échappe aux banques traditionnelles. Leur secret : une relation client 100% digitalisée, un marketing ciblé et efficace, une image en cohérence avec les us et coutumes du web et des réseaux sociaux et, enfin, une proximité assurée avec leurs clients grâce aux applications sur mobile.

Les banques traditionnelles ont, quant à elles, réagi en développant en interne leur propre filiale 100% web (Hello Bank), ou en rachetant des enseignes (B for Bank, Boursorama ou Fortuneo).

Celles-ci commencent elles aussi à intégrer les informations en provenance des réseaux sociaux pour mieux comprendre les attentes de leurs clients traditionnels, gérés dans les systèmes d’information de type appliances. Ces technologies en sont certes capables, mais pas à moindre coût et avec des délais importants.

Appliances vs Big Data : avantages et inconvénients

Les fournisseurs d’appliances ont vite compris le phénomène et tentent d’intégrer les technologies Big Data dans leurs solutions pour profiter du battage médiatique actuel.

Malgré la volonté des appliances de rester concurrentielles, il est très difficile de pouvoir rivaliser financièrement avec les fournisseurs de technologies Big Data, qui arrivent sur le marché avec des solutions fiables et avantageuses financièrement, même si la maturité des solutions reste un critère déterminant. Cette lacune sera certainement bientôt rapidement comblée et ne constitue pas un frein à une réflexion stratégique globale.

Au-delà des aspects de coût et de maturité des technologies, d’autres critères sont à prendre en compte tels que l’agilité, la dépendance au fournisseur, ou le potentiel d’évolution.

Une chose est sûre, les technologies Big Data ne peuvent être ignorées du benchmark des solutions et les fournisseurs des appliances ont tout à gagner à être challengés.

Parallèlement, les fournisseurs Big Data ont également compris que pour avoir une chance de pénétrer le marché des grandes entreprises, les arguments de faisabilité et de coût auxquelles sont sensibles la majorité des petites et moyennes entreprises n’étaient pas suffisants. Ces grands acteurs économiques ont besoin d’un support de qualité, d’une fiabilité à toute épreuve en terme de fonctionnement et d’une prise en compte des spécificités liées à leur taille, leur complexité et leur fonctionnement multinational. En résumé, tout ce que leur apportent aujourd’hui les fournisseurs d’appliances.

JEMS datafactory est une entreprise qui, historiquement, oriente les besoins IT des grandes banques françaises. Elle a décidé d’investir dans la maîtrise des technologies Big Data avec pour ambition d’aider ses clients historiques à les intégrer dans leurs transformations digitales.

JEMS datafactory intervient aujourd’hui dans trois des plus grandes banques françaises et les accompagne dans cette stratégie.

Les fournisseurs Big Data seront assurément capables d’adapter leur offre de services aux caractéristiques de ce marché pour proposer une alternative aux appliances. Reste à conforter la stratégie de transformation que certains acteurs ont déjà commencé à initier : appliquer le Big Data sur les activités digitales non couvertes aujourd’hui par les appliances, puis peu à peu basculer les activités traditionnelles vers les plates-formes Big Data en suivant une roadmap visant à réduire tout risque de perte opérationnelle.

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